De la Révolution à nos jours

Rappels historiques de l’église de Gandumas à partir de la Révolution.

Lors de la révolution de 1789, l’église fut de nouveau dévastée. On martela à coup de pic les dalles du sol, pour en effacer les noms des défunts qui y figuraient. Avec ce même instrument on s’acharna à faire disparaître les signes chrétiens gravés, sur ces longues pierres. La vierge à l’enfant fut, selon toute vraisemblance, mutilée à cette période. En 1790, la convention exigea un état des paroisses. L’abbé Lapouyade, docteur en théologie, prêtre de la paroisse de Gandumas, en dressa un triste tableau. Il la dit pauvre, il qualifie son presbytère de « maison sombre et froide ». Il ne possède ni jardin, « ni pièces de terre » sur lesquelles il pourrait faire « paître son cheval ». Il est obligé de « demander à ses ouailles de lui prêter leurs prés ».

En 1792, l’assemblée constituante jugea Gandumas trop enclavé pour lui laisser son statut de commune. Le village fut partagé entre ses deux proches voisins : Dussac et Saint Médard. L’église fit désormais partie de la paroisse de Saint Médard. La municipalité de Saint Médard, à plusieurs reprises, lança des souscriptions, pour effectuer des réparations « dans la chapelle de secours du hameau de Gandumas » (1895 1911). De 1932 à 1938, la charpente et la toiture furent remises en état.