Du Moyen-Âge à la Révolution

Histoire de l’église du Gandumas au XIVe au XVIIIe siècle

L’église pendant tout le Moyen Age connut aussi bien des malheurs. Victime des querelles franco anglaises et de la guerre de cent ans, elle vit aussi sa communauté décimée par de grandes épidémies, comme la peste. En 1574, les Huguenots mirent à sac le pays d’Excideuil. Les couvents, les églises furent saccagés systématiquement. Gandumas tout comme Saint Médard, n’échappa pas au massacre. Quelques années plus tard deux grandes jacqueries affectèrent la région. De 1595 à 1598, suite à des séries de mauvaises récoltes, les paysans affamés, révoltés par les injustices, prirent les armes. Les châteaux, les églises, symboles de l’arbitraire royal furent les premiers touchés. On peut penser que le prieuré disparut au XVIe siècle.

En1638, éclata une grande révolte paysanne menée par le vernois Pierre Grellety. C’est certainement à cette époque que l’église de Gandumas subit le plus de dommages. Comme les dégradations précédentes n’étaient peut–être que partiellement réparées, on peut sans mal imaginer à quoi elle ressemblait. En 1688, une enquête diocésaine la décrit « sans voûte, sans lambris, sans soleil » et conclut en disant « qu’elle a dû être grande et belle ». L’abbé Desmaison qui officiait à cette même époque est considéré par l’archiprêtre de Saint Médard dont il dépendait, comme un des plus pauvres de son vaste archiprêtré.

Ce furent les maîtres de forges et les notables qui habitaient le village qui participèrent à la restauration de l’église. Un nouveau retable fut installé. En bois doré et polychromé, il est lui aussi inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Au XVIIIe siècle, les forges de Gandumas prospérèrent. Le village, plus peuplé, vit s’agrandir la communauté des chrétiens ce qui profita à l’église. Les notables continuaient à se faire inhumer dans la nef, sous de longues dalles de pierre. C’était un véritable privilège car il fallait payer à l’église un droit pour obtenir une sépulture dans l’église.

« Le dernier jour de décembre 1671 mourut Pierre Germain, praticien du bourg de Gandumas. Il fut enseveli le 1er janvier 1672 dans l’église Saint Loup, dans le caveau qui leur avait été accordé en 1667. Le contrat de donation à son épouse fut reçu par Robin Notaire de la ville d’Excideuil » Signé Au Diacre curé de Gandumas.

Les plus humbles étaient eux enterrés dans le cimetière qui jouxtait l’église. Les prêtres de la paroisse étaient ensevelis dans le chœur de leur église. L’autel cercueil qui leur servait de dernière demeure est encore visible. Il fallut attendre 1780 pour que l’église cesse d’accueillir, par manque de place, de nouvelles sépultures. En juin de cette année-là, un terrain fut acheté pour y aménager un cimetière. L’acte d’achat fut effectué en présence du prêtre et de nombreux paroissiens. Le prix fut fixé à 24 livres qui devront être payées par tous les habitants du bourg.