Saint Loup de Limoges

Le grand oublié de Gandumas

une absence étonnante

Qui se souvient encore que l’église de Gandumas est consacrée à Saint Loup de Limoges ? Bien peu de gens, tant l’omniprésence de Saint Mandé laisse croire qu’il est l’unique saint de cette minuscule paroisse. A l’intérieur de la nef aucune statue du saint si connu en Limousin.Il y en eut peut être une, que les turbulences des jacqueries (fin XVIe et XVIIe) et de la révolution firent disparaître. Alors qui était ce saint ? Nous connaissons sa vie grâce à la chronique de Geoffroy du Breuil, prieur de Vigeois ((XIIe)et aux travaux de Bernard Gui(XIVe), sur les saints limousins. Il vécut entre la fin du VIe et le milieu du VIIe. Il fut tout d’abord gardien du tombeau de Saint Martial, considéré comme l’apôtre de l’Aquitaine. Il sut en écarter les idolâtres et les pilleurs.Homme sage, emplit de piété, il amena à dieu « des brebis égarés »encore tentés par le paganisme. Chargé de la surveillance des clercs qui assuraient les offices et accueillaient les pèlerins, il s’acquitta fort bien de cette tâche. Il organisa aussi dans sa paroisse de Limoges, la distribution des secours accordés par l’église aux pauvres et aux veuves. Loup pourtant très simple, dut côtoyer le roi de Neustrie ClotaireII et son épouse. L’héritier du royaume, Caribert, tomba gravement malade et les médecins désespéraient de le guérir.En rêve la reine Sichilde, vit un prêtre sauver son enfant. Elle appela Loup et le pria de se rendre au chevet du jeune garçon. Il posa ses mains sur le malade et le jeune prince se trouva guéri.Ce miracle rendit Loup très populaire, dans tout le Limousin. Il fut sacré évêque de Limoges le 12 mai 614. Il signa la charte de création de l’abbaye de Solignac , le 22 novembre 631. Il mourut l’année suivante et fut inhumé dans l’église Saint Martial. Sur sa tombe, des miracles se produisirent. En 1158 son corps fut transporté en l’église Saint Michel aux Lions . Il avait aussi sauvé sa ville de la famine et ce souvenir se perpétue à travers la foire de la Saint Loup.Une confrérie née en 1153 continue d’honorer sa mémoire, et de faire mieux connaître ce saint « faiseur de miracles »

L’injustice sera réparée le jour où notre association, lui redonnera la place, qu’il se doit d’occuper dans son église, grâce à un vitrail ou à une statue.