Les débuts du Christianisme

Rappels historiques sur Gandumas du IIe au XIIIe siècle

Vers le IIe siècle, introduit par des marchands orientaux qui commerçaient avec le sud de la gaule, le christianisme se répandit en Gaule. Cette religion monothéiste fut diffusée par des anachorètes qui de région en région portèrent la parole du Christ. Clandestine, combattue par les romains, elle vit pourtant venir à elle de nombreux gallos romains. Elle apportait l’espoir, au moment où l’empire romain commençait à vaciller. Elle apprenait aussi à dominer ses peurs, face aux Barbares qui déferlaient sur le pays depuis le 3éme siècle. Enfin elle créait une nouvelle communauté décidée à propager ses idées et à les partager avec le plus grand nombre. En 313, l’empire romain accorda la liberté de culte, à tous ses sujets. En 392, les romains interdirent les cultes païens et la religion chrétienne occupa désormais la première place.

Les églises originelles, en forme de croix et orientées vers Jérusalem, apparurent au début du Ve siècle. Elles étaient élevées dans des endroits isolés, propices à la prière et au recueillement. En Périgord ce fut l’évêque Chronope (506- 533) qui se chargea de faire construire des églises et d’organiser les paroisses. Après la bataille de Vouillé (507) les Wisigoths, qui occupaient l’Aquitaine, durent l’abandonner. Or ils s’opposaient à la foi chrétienne, torturaient et exécutaient, ceux qui pratiquaient cette religion. Après leur départ, l’Aquitaine fut rapidement christianisée.

Gandumas n’échappa pas à ce schéma. Gandumas est cité dans le testament d’Aredius en 571 ou 572, selon les sources. Aredius (510-591), futur Saint Yrieix, fut élevé dans la religion chrétienne par sa mère Pélagie. Il fit des études de théologie au monastère de Vigeois, puis devint chancelier à la cour de Théodebert 1er, roi du royaume d’Austrasie dont dépendait Limoges. C’est à cette époque qu’il fut ordonné prêtre par Saint Nizier. Adepte des idées de Saint Martin, auteur de nombreux miracles, il parcourut le Limousin et le nord du Périgord pour y fonder des lieux de prières. A Gandumas au 6éme siècle (on écrivait Gandomaro), il fonda un oratoire. Autour de cet oratoire, se groupèrent quelques communautés chrétiennes, composées d’hommes et de femmes qui n’obéissaient à aucune règle comme ce le fut plus tard, lorsque les ordres religieux virent le jour. Ces diacres entretenaient les lieux et assistaient le prêtre. Ils pouvaient aussi assurer certains actes religieux simples, auprès de la population locale.